Lors d’une séance de suivi, Marijke a invité une « visual harvester » qui a vécu et immortalisé l’atelier d’une manière très personnelle.
Observer avec justesse
Anje Claeys se définit comme une « démêleuse ». Et cela correspond remarquablement bien à ce qu’elle fait en tant que visual harvester. Elle consigne les messages avec savoir-faire. De manière très visuelle, rapide et concise. Allant droit à l’essentiel. Anje était enthousiaste à l’idée de participer à une formation en communication non-violente, et le résultat de ses observations s’est révélé particulièrement juste. Anje effectue son travail en silence, comme une petite souris : « Je ne dis pas grand-chose. J’observe, j’écoute, je regarde et je dessine, je peins, je griffonne sur le papier. » Mais son talent d’observation est sans aucun doute son outil le plus précieux. « Les prises de conscience se développent minute après minute. Je trace une ligne, j’écris un mot, j’ajoute quelque chose, je regarde en arrière, je vois des liens. »
Droit à l’essentiel
Anje suit l’atelier avec attention : « À travers des jeux de rôle et des exercices, nous approfondissons les sujets de manière très naturelle et ludique après un temps d’accueil. Les prises de conscience se développent minute après minute. » Et Anje en extrait les éléments qu’elle juge éclairants : « Si nous parlons à partir des faits, en nous laissant porter par nos sentiments et en nous ancrant dans nos valeurs et nos besoins, alors quelque chose de remarquable se produit. La tension s’évapore comme neige au soleil. La compréhension et l’empathie s’installent. » Elle saisit ainsi immédiatement l’un des effets majeurs de la communication non-violente.
Les métaphores de la communication non-violente
Les dessins d’Anje ne sont pas seulement beaux, ils sont aussi d’une éloquence surprenante. Anje esquisse ainsi une girafe, le symbole de la communication non-violente. Cette métaphore fonctionne à peu près ainsi : « Observer l’ensemble, peser calmement ses mots, apprécier avec douceur, fixer des limites avec compréhension, parler avec bienveillance. Oser aborder courageusement les thèmes délicats, mettre les tensions sur la table. » En effet, oser exprimer ce qui nous préoccupe, mais en partant de ses sentiments et de ses valeurs. Pour les quatre étapes de la communication non-violente — observation, sentiment, besoin et demande — Anje trouve également une image frappante, qu’elle décide de créer pour chaque participant à l’atelier. Comme un souvenir ou un « ancrage » pour cette formation réussie.
Un modèle intense, profond et efficace
Anje explique avoir créé ce souvenir pour éviter que nous ne retombions dans nos vieux réflexes. Car trop souvent, nous interprétons les faits et les réactions selon notre propre point de vue, ce qui engendre des tensions et des jugements sévères. Dans le jeu de rôle, les participants à l’atelier trouvent une manière de gérer les divergences d’opinions. « Et si nous explorions les besoins sous-jacents derrière chaque “oui”, “non”, “peut-être”, “je ne sais pas” ? Et si nous prenions en compte tous ces besoins pour chercher ensemble une stratégie riche à laquelle chacun puisse réellement adhérer ? » Durant l’atelier, Anje ressent concrètement à quel point le modèle de la communication non-violente est « intense, profond et efficace ».


